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| Témoignages d'entrepreneurs |
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Dominique Burnel, Gutenberg on
line digital |
Nous sommes une société pré-presse spécialisée
dans le montage d’images, l’impression, etc. Je gère
environ trente personnes avec trois apprentis.
La formation en alternance est une excellente chose du point de
vue professionnel. Nous sommes exigeants sur le recrutement de
l’apprenti ; ici il est considéré comme un
collaborateur normal et doit pour cela avoir des connaissances
solides avant d’intégrer l’entreprise. Je suis
donc exigeant sur leur présentation et leur book. Je ne
considère pas l’apprentissage comme une voie d’échec
mais, heureusement, les mentalités ont pas mal évolué
depuis environ cinq ans. L’apprenti peut vraiment découvrir
son métier, cela lui permet de valider son choix d’orientation
; à mon avis c’est un bagage professionnel sans égal.
Pour l’équipe, le fait d’employer un jeune,
c’est un plus. Quand il s’intéresse à
son métier, il a toutes les chances d’intégrer
l’équipe définitivement. Il doit avoir une
capacité d’adaptation et de motivation importantes,
le monde du travail n’est pas évident, cela le confronte
à une réalité qui peut être difficile,
mais cela fait partie du quotidien. C’est une leçon
de vie. Le facteur déterminant est son intérêt
à la tâche, sa motivation ; pour l’employeur,
c’est un gage d’assurance pour l’avenir.
Par contre, le rythme 3 jours à l’école/2
jours en entreprise n’est pas tout à fait étudié
pour mener à bien les projets. Le mieux serait une semaine
à l’école, une semaine en entreprise pour
permettre au jeune de terminer la tâche commencée
en début de semaine. C’est ce qui se passe pour nous,
on a besoin de quelqu’un sur une semaine, pour finaliser
le dossier en cours. Et puis c’est mieux pour l’apprenti,
cela est parfois frustrant pour lui de ne pas voir concrètement
ce qu’il a lui-même initié.
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Monsieur Houard, Visuels and Col |
Nous sommes une agence de communication et nous sous-traitons
en interne. Je remarque une chose importante : les apprentis qui
sont en alternance ont plus de connaissances pratiques de la réalité
du monde du travail que les stagiaires. Cela les confronte aux
dures réalités du monde du travail. Les apprentis
qui travaillent ici font un peu de création, de PAO, ils
doivent être polyvalents pour tout apprendre de leur futur
métier. Le premier contact est décisif, ils doivent
avoir une excellente présentation, des connaissances solides
et un bon book.
Mon principe de l’apprentissage consiste à former
un jeune à ma façon de travailler, à en faire
un “ petit moi ”. Je peux leur faire confiance assez
rapidement si ils sont dynamiques et productifs. En outre, la
main-d’œuvre de cette qualité est importante
pour l’agence, c’est payant et pour nous et pour eux,
je pense à leur futur.
Ici, l’avantage c’est que nous sommes une petite structure.
Du coup, je prends sous mon aile le jeune, j’ai plus le
temps pour l’orienter, le former. Cela peut aller jusqu’à
une relation amicale, je le conseille, je lui parle de l’entreprise,
de ses problèmes, de ses points forts, bref, je ne lui
cache rien du fonctionnement global. La jeune qui est chez nous
actuellement, j’ai envie qu’elle connaisse tout de
l’entreprise. En tant que patron, je souhaite leur transmettre
mon savoir, faire partager mon expérience. On avance mutuellement,
même si il faut les encadrer. Quand l’apprenti travaille
bien, il est normal d’être à son écoute.
En général, cela se passe toujours sans problème,
je suis ravi de pouvoir guider ces jeunes.
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Nous sommes une agence de communication, avec création
de dépliants, de catalogues, de sites Internet, d’affiches.
Nous avons un département régie avec revue et publicité.
L’équipe est composée d’environ quinze
personnes. Nous suivons le CFA depuis sa création, le système
en alternance est une bonne façon de faire connaître
le monde de l’entreprise au jeune. Personnellement, je me
sens investi d’une mission, je considère le CFA comme
ayant une fonction pédagogique, l’entreprise ayant
sa fonction d’exploitant, dans le bon sens du terme. En
plus, cela permet à l’agence de développer
le côté créatif, il faut toujours des idées
nouvelles dans notre métier, je trouve que les jeunes sont
là aussi pour apporter leur touche de créativité.
En cela, la formation en alternance est, à mon avis, la
bonne solution pour ceux qui ne veulent pas faire de longues études.
Ils voient ainsi si ils sont vraiment faits pour cette voie et
peuvent évoluer de façon spectaculaire pour certains
et même se révéler complètement. Les
apprentis, je considère qu’ils participent entièrement
à la vie de l’entreprise.
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Madame Jarque, LCV services |
Nous sommes éditeur de presse (livres d’histoire,
etc.). La formation en alternance est a priori une très
bonne formule, très adaptée à la vie en entreprise.
C’est un plus d’avoir un apprenti, il réalise
des choses intéressantes, il est capable d’exécuter
en PAO, de monter un livre, de mettre en pages, il donne un sacré
coup de main. Je m’investis avec eux, ils réalisent
souvent à la fin de l’année les progrès
parcourus, ils apprennent sur le terrain. La plupart sont réceptifs
; être dans le concret leur fait apprendre plus vite, ils
deviennent autonomes. Ils peuvent aussi se constituer un réseau
par le biais des contacts avec nos collaborateurs, ils trouvent
ainsi souvent du travail sans problème en sortant de l’agence.
Pour cela, je suis tout à fait pour les responsabiliser
rapidement quand c’est possible. Je suis satisfaite de ce
genre de formation pour les jeunes et avec les jeunes.
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Laurence Di Russo, Philips |
Nous sommes un bureau d’études d’environ quinze
personnes. Nous travaillons dans la réalisation d’éclairages
(mise en situation des produits, etc.). Ce type de formation est
bénéfique à l’entreprise et à
l’apprenti parce qu’il est là toutes les semaines,
il s’imprègne mieux du monde de l’entreprise.
Il apporte aussi les compléments de nouveauté multimédia
et communication, c’est un nouveau souffle pour nous. Complètement
néophyte, je souhaite que l’apprenti ait un pouvoir
de décision au sein de la société. Nous évoluons
dans un domaine professionnel où le visuel est important.
Nous travaillons avec des architectes, des maîtres d’ouvrage,
bref toute une partie sensorielle est à développer,
l’apprenti est là aussi pour créer, donner
ses idées, et surtout apprendre à les mettre en
application. Former des jeunes pour parfaire leur métier
est passionnant, il faut revenir à mon avis à cette
forme d’apprentissage pour créer un vivier de professionnels
compétitifs et de qualité. Je les considère
comme des employés à part entière, ce sont
des appuis, ils apportent souvent une dynamique au groupe.
S’ils savent s’impliquer dans leur travail, alors
ils ont toutes les chances, selon moi, d’être recrutés
par l’entreprise par la suite. Cela s’est déroulé
comme ça pour moi.
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Christophe Sdonecker, Hacienda |
Nous sommes une agence de communication en édition, nous
travaillons sur des maquettes, il s’agit d’axer notre
travail sur l’image (catalogues par exemple). Il y a quatre
personnes employées et un seul apprenti. Le travail en
alternance est une bonne solution pour nous. Les matières
enseignées au CFA des métiers de la communication
visuelle sont peut-être un peu trop éloignées
du monde du travail, même si les apprentis ont une bonne
connaissance en arrivant en entreprise. Le recrutement se fait
selon le dossier et la motivation du jeune. Je ne prends pas d’apprenti
si celui-ci n’a pas le niveau BTS. Ils doivent déjà
connaître un peu leur futur métier avant d’entrer
ici. Je considère cette formule comme une mini-formation.
Les apprentis, quand ils sont sérieux et convaincants dans
leur travail, peuvent potentiellement rester par la suite. Dans
l’hypothèse d’une future embauche, il est clair
que nous allons prendre, le cas échéant, l’apprenti
que nous avons formé chez nous. En règle générale,
les apprentis du CFA apprennent assez rapidement, ils se responsabilisent
vite également si on sait leur faire confiance. Je leur
demande surtout d’être autonomes et d’avoir
une bonne connaissance de l’image et tout ce qui s’y
rapporte. C’est une qualité primordiale à
mes yeux, surtout dans l’édition.
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Sébastien Blot, Exciting Design |
Nous sommes une agence de cinq salariés, spécialisée
dans l’édition et le merchandising autour du cosmétique.
Cette société existe depuis huit ans environ, c’est
la première fois cette année que je prends une apprentie.
Je l’ai recrutée surtout pour son aisance à
l’oral et son dynamisme. L’apprentie a su me convaincre
et son book a été ce qui a fait pencher la balance
du bon côté. Mais c’est vrai qu’en l’occurrence,
son profil m’a plu, j’ai senti une vraie personnalité.
Pour l’équipe, elle apporte la modernité et
la jeunesse, les gens de l’agence sont contents de pouvoir
avoir un suivi avec elle trois jours par semaine.
Pour elle, cela lui permet d’être dans le vif du sujet
tout de suite, le rythme est régulier, elle avance dans
son travail à toute vitesse parce qu’elle sait rester
hyper présente dans l’entreprise.
Le plus de la formation en entreprise, c’est le coup de
pouce relationnel : c’est important pour eux de se créer
un réseau, de rencontrer des professionnels dans leur branche
pour leur future démarche. Le piston, à l’heure
actuelle, cela ne marche plus. Si le jeune a suffisamment de motivation,
il a toutes les chances d’avoir un travail rapidement par
la suite.
En tant que maître d’apprentissage, je me sentais
d’assumer et d’accompagner l’apprenti pour le
former à un travail. Et puis cela me permet de “
rester dans le coup ”, d’être au courant de
l’actualité, de ce qui se passe. Les tendances actuelles,
un jeune vous en donne sa vision, on en parle, on se demande si
c’est bien d’investir dans tel ou tel matériel
pour l’entreprise.
Et puis, ils ont eux aussi leur vision de l’entreprise.
Auparavant, on pouvait rapidement gagner de l’argent en
sortant d’une école. Ce n’est plus tout à
fait vrai. Les salaires ont nettement baissé, et même
si le jeune débutant dans la vie active peut subvenir à
ses besoins, il doit s’accrocher.
À mon avis, ils apprennent plus en entreprise qu’à
l’école. Si le suivi avec le maître d’apprentissage
est sérieux, il y a alors un réel échange,
une transmission de savoir, parfois même de l’entraide.
Je pense sincèrement que c’est une bonne opportunité,
voire une chance dans certains cas, pour le jeune et l’entreprise.
Ce système d’enseignement me semble tout à
fait adapté aux conditions réelles du monde du travail.
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