Quelques témoignages d'apprentis

» Stéphanie, en Baccalauréat, option communication graphique.

» David, en Baccalauréat, option communication graphique.

» Johanna, niveau CAP Dessinateur d’exécution, option communication graphique.

» Joy, niveau CAP Dessinateur d’exécution, option communication graphique.

» Christelle, en BTS Communication visuelle, option multimédia.

» Morgan, en BTS Communication visuelle, option graphisme, édition, publicité.

» Manuel, en Titre homologué de technicien supérieur en intégration de données multimédias




  Stéphanie, en Baccalauréat, option communication graphique

Je suis arrivée au CFA des métiers de la communication visuelle après la 3e pour un CAP de dessinateur en communication graphique. Ce domaine m’intéressait et je n’aimais pas l’école. Ce qui me convient, c’est la pratique, moins la théorie. J’ai vraiment l’impression d’apprendre un métier. Avoir une expérience professionnelle, c’est désormais indispensable pour être sûr d’avoir un emploi par la suite. Pour cette raison, j’ai choisi la formation en alternance. Ici, on apprend à acquérir des compétences et à les appliquer ; on est ensuite à l’aise dans le milieu professionnel où l’on évolue.

En plus, on fait des études tout en étant rémunéré ; je trouve qu’on a tous les avantages. J’ai appris que, dès 16 ans, on peut cotiser pour sa retraite parce qu’on a le statut d’étudiant et de salarié, ça compte !

Après mon CAP, je me suis retrouvée au chômage et j’ai repris mes études. Je considère le fait d’être au CFA comme une chance. En ce moment, je travaille pour une entreprise dont la principale activité est la vente de bureaux par correspondance. J’ai de très bonnes relations avec l’équipe, mon maître d’apprentissage est vraiment gentil et a toujours du temps pour m’écouter. Ça me fait avancer, je suis encore plus motivée. Il me laisse prendre des initiatives. Avant, j’étais timide, la formation en alternance m’aide à prendre de l’assurance et à travailler en équipe. Je pense que c’est un bon tremplin pour trouver du travail.




  David, en Baccalauréat, option communication graphique

J’ai choisi le CFA parce que je pense que le plus important pour moi, c’est d’avoir un contact en milieu professionnel. La formation en alternance m’apporte une certaine maturité. J’apprends aussi chez moi car en communication graphique, il faut être à la pointe. Au CFA, on a un très bon équipement de professionnel. En communication graphique, il faut être polyvalent et créatif. Seul le CFA propose une formation en alternance en Île-de-France. Je travaille pour une entreprise de sous-traitance. Le graphiste, qui est aussi mon maître d’apprentissage, m’apprend toujours quelque chose de nouveau. Pouvoir évoluer dans le monde du travail tout en obtenant un diplôme d’État est important ; je n’ai pas l’impression de perdre mon temps. Je veux me spécialiser comme designer. Grâce au CFA, j’ai pu trouver une formation qui me correspond.




  Johanna, niveau CAP Dessinateur d’exécution,
option communication graphique

J’ai toujours voulu continuer dans le dessin, en faire mon métier. J’ai d’abord suivi un BEP Styliste mais cela ne me plaisait pas. Quand j’étais en stage, je faisais de la couture et donc très peu de dessin. Et puis je souhaitais avoir davantage de pratique. Une amie de mes parents a fait une formation de styliste en alternance et je me suis dit : “ C’est ce dont j’ai besoin. ” En plus, en alternance, on a davantage de débouchés professionnels. Je me suis donc rendue au Salon de l’étudiant, jusqu’à ce que je trouve des informations sur le CFA. Là, c’était clair, c’était ma voie. Je n’ai pas eu trop de problèmes pour être admise en tant qu’élève, j’avais un bon dossier. J’ai maintenant envie d’aller jusqu’au bout, en BTS, même s’il y a beaucoup de travail. Mais je suis déterminée, j’aime ce que je fais.

En entreprise, je travaille à peu près 60 heures par semaine. Ma boîte est spécialisée en reprographie et infographie. J’ai trouvé difficilement : j’ai passé de nombreux coups de téléphone et, finalement, j’ai obtenu ce que je voulais, être prise comme apprentie, et puis je n’avais pas d’autre choix. Le CFA nous aide à nous mettre en situation pour passer un entretien, faire un CV, une lettre de motivation. Mes relations avec mon maître d’apprentissage sont basées sur la confiance. Il est content que tout se passe bien pour moi et, en plus, j’ai la chance d’être employée dans une entreprise familiale. Au fur et à mesure, il me laisse des responsabilités. J’ai mes clients et je fais les commandes. Les machines en infographie sont très performantes, j’apprends tous les jours. Et puis le monde du travail inculque des règles de vie telles qu’avoir une bonne présentation, respecter les autres et, en ce qui me concerne, être moins timide. Je deviens adulte ici. Plus tard, je veux m’orienter vers l’illustration ou l’édition, je me sens à l’aise dans le visuel et la coloration, le traitement de texte m’ennuie.




  Joy, niveau CAP Dessinateur d’exécution,
option communication graphique

Je suis allé jusqu’en 2e générale, j’ai redoublé, ce n’était vraiment pas pour moi. À l’époque, l’informatique m’attirait et me passionnait, tout ce que l’on peut faire avec un ordinateur, ça me fascine. Avec une mère qui dessine et un oncle artiste, je suis tombé dedans petit ! Mais je devais préciser mon projet. J’ai beaucoup déménagé, ce n’est que lorsque je suis venu à Paris que j’ai décidé de chercher une entreprise. Dès janvier de l’année scolaire, j’ai cherché des informations, lorsqu’un ami étudiant m’a parlé du CFA après le Salon de l’étudiant. Je suis vraiment ravi d’avoir été pris ici. L’enseignement général n’est pas fait pour moi, le système en alternance me fait avancer, je considère avoir changé, être plus adulte, en tout cas plus responsable et autonome financièrement. Au CFA, j’ai l’impression que le regard change. On n’est plus dans un rapport d’élève à professeur, mais vraiment dans une relation de respect et d’échange. Les formateurs nous prennent au sérieux, nous infantilisent moins, j’en avais besoin.

Actuellement, je travaille dans un cabinet d’avocats à Neuilly. Je sais, ce n’est pas banal, mais à l’intérieur de la boîte, ils ont un service marketing. J’ai trouvé cette formation par connaissance. Une amie de ma mère savait que je cherchais du travail en alternance. Elle m’a donc dirigé vers le drh du cabinet. J’ai passé l’entretien, et ils m’ont téléphoné peu de temps après pour me dire que j’étais accepté.

Je travaille comme infographiste, j’apprends sur le terrain. Il y a les associés qui me conseillent dans ma formation, mais ils me laissent pas mal de liberté, ce que j’apprécie. J’ai des outils vraiment à la pointe au bureau, c’est une boîte qui a de gros moyens. La partie création est ce que je préfère, et puis ça me change, je suis obligé d’y aller en costume !

En tout cas, cette formation, c’est ce que j’attendais depuis un moment ! Je suis entièrement satisfait, même si il faut beaucoup travailler. Par la suite, je veux être prestataire de service, créer des emplois, aider les apprentis, tout en conservant le côté créatif. Avoir la technologie et être mobile, créer un système ou j’apprends aux gens à mon tour, bref, passer le relais et transmettre comme on l’a fait pour moi.




  Christelle, en BTS Communication visuelle,
option multimédia

J’ai mon bac littéraire depuis 2001. J’ai fait une année de fac par défaut, parce que je n’avais aucune idée de ce que je pouvais faire. J’ai arrêté la fac au bout d’un an et puis j’ai fait pas mal de petits boulots, mais rien de transcendant. Il fallait que je trouve une école qui me corresponde. Je savais quand même que je voulais être dans la communication graphique, mais fini pour moi les études, j’aspirais à quelque chose de plus concret. Et puis j’ai trouvé des informations sur le CFA. Pour être en BTS, j’ai dû faire une remise à niveau d’un an chez eux, pour parfaire mes connaissances et avoir des bonnes bases en communication graphique. L’avantage, c’est d’avoir une expérience professionnelle qui soit reconnue et trouver du travail en sortant du CFA. La formation y est excellente et très complète.

En ce moment je travaille pour une société de gestion d’actif dans le domaine de la finance. Ils ont un service de communication interne. Je suis plus exécutante que conceptrice, mais c’est le rythme de la boîte qui veut ça. Je fais des plaquettes de pub, des mises à jour Internet. Et puis, on a l’opportunité de travailler sur de gros projets. Ce qui est agréable dans cette formation, c’est qu’il n’y a pas de routine et j’arrive à défendre mes idées. Ils me laissent aussi prendre quelques initiatives. Je rencontre des personnes vraiment différentes les unes des autres, c’est une vraie richesse pour moi. Mon maître d’apprentissage n’a pas beaucoup de temps, mais il y a un vrai travail d’équipe, ça compense vraiment, et du coup j’ai plusieurs avis et non plus un seul. Depuis que je suis ici, j’ai plus d’assurance, je me rends compte que j’ai des compétences, c’est rassurant pour la suite. Je suis aussi plus réaliste sur le monde du travail, il faut faire ses preuves, c’est un investissement permanent. Peut-être continuerais-je à travailler pour cette entreprise après mon diplôme. Dans l’idéal, j’aimerais travailler en free-lance, pourquoi pas avec d’autres ex-apprentis du CFA ?




  Morgan, en BTS Communication visuelle,
option graphisme, édition, publicité

Depuis la classe de 3e, je veux intégrer une filière dans la communication graphique. Mon professeur de dessin m’a encouragé pour que je fasse un CAP. C’est le seul qui m’a soutenu pour poursuivre une voie professionnelle. Sans mes parents et lui, je pense que j’aurais fait une 2e générale qui ne m’aurait servi à rien. On m’a laissé libre de mes choix. Puis j’ai continué dans un lycée mais il n’y avait pas d’alternance, ce n’était pas le mieux pour moi. C’est encore une fois un prof de là-bas qui m’a parlé du CFA. Je me suis décidé tout de suite.

Selon moi, l’alternance est indispensable pour acquérir une expérience professionnelle, surtout à l’heure actuelle. Il faut anticiper un peu pour être sûr de trouver du travail, je mets donc toutes les chances de mon côté. Ici, ils sont très exigeants sur l’obtention du diplôme et le niveau est vraiment élevé. Et puis les contacts en entreprise permettent d’avoir un bon carnet d’adresses. Mais attention, tout n’est pas toujours facile, on a une charge de travail énorme et il ne faut surtout pas se décourager.

Je travaille aujourd’hui comme apprenti dans une boîte de pub. J’ai mis un mois pour trouver, en passant des coups de fil tous les jours non stop ! La société est en pleine expansion, ce qui fait que j’ai des responsabilités qui dépassent mon statut d’apprenti. On est en train de développer notre fichier clientèle. Et puis je diversifie ainsi mes activités. J’y suis assistant de la directrice artistique. Je peux m’occuper de concepts/idées pour des spots TV par exemple. Cela me fait plaisir quand une de mes idées est acceptée, j’y mets ma petite touche personnelle. Je suis vraiment traité comme un directeur artistique par l’équipe dans tout ce qui est gestion et organisation, ce qui était loin d’être le cas au début. Mon maître d’apprentissage, qui est aussi la directrice de l’agence, me donne vraiment des responsabilités, il y a une espèce de transmission de savoir de sa part. Je ne reste ainsi pas sur mes acquis dans cette entreprise, ce que j’aime, c’est me renouveler sans cesse.

Plus tard, j’ai envie d’être professeur de dessin dans un cadre comme le CFA, mais d’abord, je souhaite continuer dans la pub.




  Manuel, en Titre homologué de technicien supérieur
en intégration de données multimédias

J’ai tenté de faire un bac scientifique, mais je ne l’ai pas obtenu. Je faisais du dessin et voulais du concret. J’ai opté pour une formation en alternance, au début dans un lycée ou j’ai pu suivre un bac pro. Seulement, dans cette école, je devais trouver une formation en entreprise en PAO multimédia. À la suite de ça, j’ai voulu poursuivre et le Titre homologué du CFA me permet d’avoir encore plus de pratique. J’ai 23 ans et surtout envie d’en finir avec les études. Avec cet apprentissage, j’ai presque 65% de pratique, je suis entièrement satisfait. Je pense que la formation du CFA ouvre des portes pour le futur. Je peux mettre en avant mon expérience professionnelle comme apprenti, cela me valorise personnellement.

En tant qu’apprenti, je travaille pour une agence dans la création de sites web, services, intranet, CD-rom, logos, etc. J’y suis polyvalent (graphiste, développeur, etc). Pour trouver, cela a été difficile, j’ai tenté dans de grosses entreprises, mais la période où je prospectais n’était pas propice à l’embauche (après le 11 septembre 2001). Je n’ai trouvé qu’au bout d’un an, je suis content, et surtout il ne faut pas être trop exigeant pour un premier poste. Il faut savoir saisir les opportunités. J’en connais certains qui refusent le premier contrat et se retrouvent sans rien. Le travail ne me fait pas peur, les horaires non plus, je suis là pour apprendre. Pas de routine, la technologie évolue tout le temps, j’aime bien être compétitif et me lancer des défis. J’ai envie de continuer comme chef de production, c’est plus mon profil. Cet apprentissage, autant au CFA qu’en entreprise, m’a appris la rigueur, la discipline. Montrer mes compétences, ne pas hésiter à prendre des initiatives ambitieuses dans les projets, cela permet de me dépasser. Au contraire de l’enseignement général, je n’ai pas l’impression de perdre mon temps, je me sens prêt pour le monde du travail et le CFA y prépare vraiment bien.

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